Décision et effet de simple exposition

Nous retrouvons Marc, notre cadre de direction, en meeting avec son agence marketing. Le travail du jour va consister à définir la fréquence de passage d’une publicité faisant l’apologie des produits de la société de Marc.
L’agence tente de persuader Marc que plus la fréquence de diffusion de la publicité sera forte, meilleurs seront les résultats en terme d’image positive.

Marc n’y croit pas trop et pourtant le biais d’effet de simple exposition auquel nous sommes régulièrement soumis démontre le bien-fondé de l’approche de l’agence.

L’effet de simple exposition provient du sentiment positif que nous ressentons généralement lorsque nous sommes soumis à une perception récurrente et régulière avec une personne, un objet ou une situation.

Il semblerait que nos ancêtres pouvaient ainsi différencier le familier du danger de cette manière. Et que nous avons gardé des traces de cet avantage évolutif, pourtant plus difficile à utiliser aujourd’hui.

Alors, bien sûr ce n’est pas automatique et si vous détestez tel homme/femme politique ou telle célébrité, il y a peu de chance que vous ayez de la sympathie pour lui/elle un jour, même en la voyant constamment sur les écrans.
En revanche face à des informations à priori neutre ou peu négatives, ce biais peut agir comme un déclencheur de sympathie, voir un accélérateur.

En tout cas, cela explique pourquoi il faut se méfier des publicités qui passent trop souvent et/ou des personnalités qui encombrent notre espace.
Il se pourrait que sans prendre garde, elles nous paraissent plus sympathiques qu’elles ne le sont réellement…