Et si on remettait en cause l’intelligence de nos élites …

Depuis quelques années, les décisions prises par les hauts responsables financiers ou politiques ne donnent pas – et c’est le moindre que l’on puisse dire – des résultats à la hauteur des attentes fortes de la planète.
Pour expliquer cette situation récurrente, il est de bon ton d’accuser un environnement qui s’est grandement complexifié depuis la chute du mur de Berlin.
Alors, c’est vrai ! Le monde « d’avant » était certainement plus simple à « lire » pour des esprits rationnels. Aujourd’hui, les interactions sont tellement nombreuses et fortes qu’il est difficile de savoir par quoi commencer pour traiter les problèmes et prendre les bonnes décisions.

Et c’est justement parce que le monde a changé que se pose la question de l’intelligence de nos élites.

Premier constat : ces responsables dont les décisions impactent notre quotidien sont quasi exclusivement des hommes.
En soit, cette information n’est pas neutre car l’appréciation des situations est souvent très différente entre les deux sexes et cela s’explique à la fois par des causes génétiques et environnementales.
Comment tournerait le monde s’il était piloté par autant de femmes que d’hommes ?
La question mérite d’être posée et pour ce qui est de cette mixité, il est urgent de ne plus attendre pour tester !  De toute façon, comme disait le regretté Coluche : « ça ne peut pas être plus mal que si c’était pire ! ».

Une mixité, pourquoi pas, donc ! Mais en revoyant aussi les conditions de recrutement de ces élites.
Dressons le portrait-robot de la crème de la crème. A ce petit jeu, le langage de la rue est très éclairant puisqu’on parle des « têtes pensantes » !
Des têtes certes bien pleines par la grâce d’un environnement familial favorisé qui financent d’onéreux diplômes.
Et des têtes bien faites, à l’aise et rapides dans le maniement des concepts et du langage.
Des têtes ou si on veut jouer sur le terrain de l’anatomie, essentiellement de jolis cortex préfrontaux où sont logée une grande partie des capacités susnommées.
Évidemment, cette partie du cerveau est importante car elle serait en grande partie responsable de nos capacités d’imagination et de représentation. De quoi classer l’être humain comme une espèce vivante à part. Cependant, l’être humain n’est pas qu’un cortex préfrontal !
C’est aussi un organisme complet qui dispose d’une capacité exceptionnelle à percevoir un nombre phénoménal d’informations avec l’ensemble de son corps pour les traduire en émotions et intuitions.

Or, pour répondre aux défis imposés par notre monde complexe, la solution fondée sur la seule puissance logico-mathématique dont sont particulièrement bien pourvues nos élites montre chaque jour un peu plus ses limites.
Je rêve qu’un jour nos élites déficientes soient remplacées par des personnes qui ont démontré une habileté supérieure à faire interagir dans leur processus de décision, la raison et les émotions, le cerveau et le corps, l’analyse et l’intuition.
En corrélant ces différents paramètres qui se complètent, nos futurs élites agiraient comme des organismes complexes dont les actions ne dépendraient pas du seul traitement analytique et rationnel mais de la combinaison d’un ensemble. Et Ils seraient ainsi beaucoup mieux armés pour apporter des solutions aux problématiques engendrées par notre environnement…

Enfin, tout cela, c’était avant que je me réveille et que je réalise que ce n’est pas seulement nos élites qu’il faut changer mais l’ensemble du système éducationnel.
Et dans ce domaine, quoi qu’en disent nos élites en place… le changement n’est pas pour demain !